mercredi 13 février 2008

Roméo saigne dans la ville du péché...

En ce moment les évènements et anecdotes de ma vie se divisent en deux catégories:
- ceux qui ne sont pas vraiment intéressants (exemple : j'ai acheté un nouvel ordinateur)
- ceux que je n'ai pas envie de rendre publics (exemple : ...)

Commenter l'actualité ? J'en ai tellement marre de voir notre bouffon de président partout que j'ai presque totalement cessé de lire / regarder les infos françaises (rassurez-vous, notre pays étant fait comme il l'est, les dernières actualités ne m'échappent malheureusement pas : discussions de couloir, couvertures de magazines dans les kiosques, etc.)
Reste les primaires américaines, mais n'étant pas sur place, j'ai vraiment du mal à avoir quelque chose d'autre à en dire que "c'est intéressant..."

Je suis peu allé au restaurant ces derniers temps (même s'il est vrai que j'ai quand même quelques restaurants à présenter)...

Reste les films...

Dont acte :


La semaine dernière j'ai revu Sin City, que je n'avais pas revu depuis sa sortie en salles.



J'en avais gardé un assez bon souvenir sans toutefois penser que c'était le chef d'oeuvre que certains pensent que c'est.
Mais là, tous les défauts que je soupçonnais à l'époque m'ont explosé à la figure. Ce film est vraiment terriblement inégal, pour une bonne scène, il y en a autant de vraiment médiocre.
Si je trouvais intéressante l'idée d'utiliser le matériau original (le BD) directement comme storyboard (en gros), il faut avouer que la fluidité du récit en prend un sacré coup. Quant aux dialogues, même à l'époque ils me faisaient tiquer. Je n'irais pas jusqu'à les trouver nuls parce qu'ils fonctionnent assez bien sur le support papier, mais oralement, ils coincent bien trop souvent.
Je sais que le but du jeu était vraiment de retranscrire la BD sur un autre média, mais a posteriori un véritable travail de réécriture était nécessaire, voire indispensable. Dommage.
Pour finir sur une note positive, reste quand même quelques scènes très intéressantes, même si le tout est bien trop inégal, voire bancal pour en faire un bon film.


Puis quelques jours plus tard, j'ai enfin vu Romeo is Bleeding, dont je n 'avais entendu que du bien pendant très longtemps.


Là aussi et malheureusement : grosse déception.
Encore plus que Sin City en fait, vu que dans ce dernier cas, je savais quand même à quoi m'attendre.
Pourquoi grosse déception ?
C'est simple.
On peut diviser le film, en gros, en trois parties :
-Le prologue et l'épilogue.
-Le première moitié.
-La deuxième moitié.

J'ai trouvé le prologue et l'épilogue assez formidables, mais absolument en décalage avec le reste du film. Le héros / narrateur est un homme dont la vie à été bouleversée, qui porte en lui une blessure, une grosse. Ça c'est clair dès le début. Sauf que quand le fin mot de l'histoire est révélé à la toute fin, on se demande quel est le rapport avec le film. J'exagère un peu. La chose est présente dans le film, mais elle n'est absolument pas le propos principal, la cause de cette blessure est presque anecdotique dans son traitement. Bref, un décalage trop gros entre le récit principal et ce prologue / épilogue qui pourtant est la meilleure partie du film.

La première moitié : une espèce de film noir se passant dans les années 90 (mais avec un ton définitivement dans la lignée de Raymond Chandler et consorts). Plaisant... Mais mettant un peu trop de temps à vraiment démarrer.

La deuxième moitié : du grand n'importe quoi à mon goût, le personnage de Lena Orlin étant tellement grotesque et presque grandguignolesque qu'il tue toute la tension du récit à mes yeux. Je pense que le scénariste veut jouer avec le stéréotype de la femme fatale, mais il la caricature tellement que l'effet voulu tombe totalement à l'eau à mes yeux.

Bref, un ratage, encore plus rageant qu'il aurait pu être un très bon film...

Je crois qu'il est temps que j'aille au cinéma voir les vrais bons films qui sont à l'affiche, au lieu de me cloîtrer à mater des DVDs médiocres ces jours-ci...


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