vendredi 2 mai 2008

Je vais bien, ne t'en fais pas.

Je trouve ce titre de film absolument con.
Mais bon, je suis pas là pour en parler en fait. C'était juste une boutade pour rassurer mon lectorat très nombreux que je suspecte très inquiet que tout va bien, j'ai juste peu de temps pour blogger.
Alors je vous le répète à tous les trois : tout va bien.

J'en profite pour poster un extrait de l'excellent blog de l'excellent Éric Chevillard (dont il faudra que je lise les romans plus en détails). Extrait qui est une réflexion que je me fais depuis un moment moi aussi. En fait depuis le jour où j'ai eu une discussion un peu tendue avec ma directrice de thèse quant au choix de mes auteurs pour la dite thèse. Auteurs qu'elle trouvait au mieux médiocre, alors que de mon côté, je trouve que ses deux auteurs préférés (à savoir Mallarmé et Proust) sont les deux auteurs les plus surestimés de la langue française (et un jour j'avancerai des arguments pour étayer ce propos si vous y tenez).

La citation donc :

"Je maintiens qu’une même phrase, mot pour mot la même, sera sublime chez tel écrivain et grotesque dans le livre d’un autre. Imaginons par exemple que l’oxymore génial de Beckett – Essayer encore. Rater encore. Rater mieux – soit venu sous la plume d’Alexandre Jardin : on ne pourrait y voir qu’une maladresse risible de plus, doublée d’un menaçant et funeste projet au demeurant peu réaliste. À l’inverse, si, plutôt que ce dernier, Beckett avait écrit le tam-tam sourd de l’absolu l’appelait vers une rencontre non capitonnée : au lieu de l’imbuvable pipi de rose, nous nous délecterions de cette salutaire dérision des mièvreries du lyrisme et du sentiment."

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