mercredi 7 mai 2008

Il y a quelque chose de pourri au royaume de Floride.

J’aurais aussi pu titrer ce billet :
« Le déclin de l’empire Américain – suite et bientôt fin »
« Sarkozy et Crist, même combat » (Crist c’est le nouveau gouverneur de Floride, qui est bien dans la lignée de son prédécesseur Jeb Bush, le frère de l’autre)
« Coup de massue au soleil »
Ou autres trucs du même genre.

De quoi je veux parler ?
C’est simple.
La Floride, comme la France, à décider de faire des économies et de faire des coupes dans les dépenses publiques. Et comme les vieux millionnaires ont le pouvoir en Floride (vous savez, les mêmes qui composent les conseils d’administration des multinationales et qui délocalisent à peu près tout ce qui leur tombe sous la main à tour de bras), du coup, en Floride encore plus qu’ailleurs (mais ailleurs, c’est pas beaucoup mieux) une des principales victimes c’est l’éducation.

Education –qui aux US- devient quelque chose de moins en moins important avec les conséquences que l’on sait.

Mais bon, les coupes de budget, on est habitués dans l’éducation publique aux US. Mais là, c’est à se demander s’il n’y aurait pas une volonté de vraiment foutre en l’air le système éducatif public. Les onze universités publiques de Floride sont touchées, mais la plus durement touchée c’est la principale, le fleuron de l’éducation supérieure floridienne, une université qui avait pour volonté d’arriver à côtoyer les plus grandes dans les prochaines années (et si elle était sur la bonne voie, je ne vois pas comment ça va maintenant être possible), je veux bien sûr parler de University of Florida.

La claque est de plus de 50 millions de dollars et ce dès la rentrée de septembre.
Les coupes budgétaires vont se faire sentir dans tous les domaines de la fac (sauf dans le salaire du Président et consorts, bien entendu), et là où les choses s’aggravent c’est que des profs vont être virés, ce qui est normalement inimaginable, des départements vont être remaniés, des programmes tout simplement supprimés.

Les réactions en Floride ? Les étudiants dans la rue ? Non, ils sont toujours aussi apathiques que d’habitude. Le peuple manifestant à Tallahassee ? Restons sérieux.
Seuls quelques syndicats de profs essaient de contrer cette initiative, mais je doute que cela porte ses fruits.

Les conséquences directes sur moi ?
C’est simple, le programme de doctorat de français fait partie des programmes supprimés.
En théorie, les programmes commencés pourront être terminés, mais comme je ne suis actuellement pas inscrit à l’université (même si j’y suis toujours affilié), je n’ai aucune idée de mon avenir universitaire au moment où je tape ces lignes.

Cheers.

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