lundi 24 septembre 2007

Umibe no Kafuka - 海辺のカフカ

Je continue ma découverte de la culture japonaise avec aujourd'hui de la littérature en la personne de Haruki Murakami (qui a reçu la semaine dernière un doctorat honorifique de la part de l'Université de Liège, si j'arrive pas à finir mon doctorat, je sais donc que faire).

J'avais commencé à le lire avec Après le tremblement de terre, bref recueil de nouvelles à propos du tremblement de terre de Kobe qui m'avait bien plu au point de me lancer de suite après dans Kafka sur le Rivage, le bouquin de 650 pages que l'on m'avait précédemment conseillé, mais auquel j'avais lâchement préféré quelque chose de beaucoup plus court (le recueil précédemment cité), juste au cas où.

Un bouquin de 650 pages, je lis ça en deux trois mois habituellement (vu que je lis bien trop peu ces temps-ci, mais j'essaie de changer ça). Là, je l'ai fini en 10 jours.

Jamais un livre ne m'avait absorbé à ce point, et si je tiens à en parler (dans l'espoir de le faire découvrir à un plus grand public), je ne sais trop comment aborder sa présentation critique.

Imaginez un livre où réalisme, onirisme, symbolisme, surréalisme, mythologie se côtoient allègrement et sans se marcher sur les pieds.

Imaginez un livre contenant de l'humour, de l'horreur (jamais auparavant je n'avais eu la nausée en lisant), de l'érotisme, et d'un peu tout le reste aussi.

Imaginez un livre où un gamin de 15 ans qui fait une fugue et d'un petit vieux illetré sont les deux personnages principaux, et où les personnages secondaires sont Johnny Walker en serial killer tueur de chat, mais pas seulement, une prostituée citant les philosophes allemands, une femme qui a 50 et 15 ans à la fois, un hermaphrodite plutôt fille quand même mais qui se sent plutôt mec et gay, deux soldats de la deuxième guerre faisant le guet dans la forêt de nos jours, le Colonel Sanders, etc.

On peut rajouter Oedipe et son complexe, un évènement mystérieux digne des X-Files et touchant en 1944 une classe d'école primaire en vadrouille dans la campagne et n'étant pas sans conséquences sur le présent (le moment du récit).

Imaginez tout ça et bien d'autres trucs encore, et le tout complètement cohérent, pas une seule seconde ça n'a l'air d'être du grand n'importe quoi, et au final vous ne pouvez poser le livre, ressentez un grand vide et une grande tristesse à la lecture de la dernière page, et vous n'avez qu'une seule envie, c'est de lire tous ses autres bouquins...

Voila, je crois que j'ai un nouvel auteur préféré.

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