dimanche 12 juillet 2009

Intermède Musical, Encore...

Ah la la, le récit de mon voyage au Japon prend du retard, je vous prie de m'en excuser, mais je me dois de vous narrer la petite aventure qui m'est arrivée hier.

Tout a commencé peu après le réveil, j'allume la TV en prenant mon petit-déjeuner, et m'arrête sur W9 (c'était d'ailleurs la toute première fois que je regardais cette chaîne je crois) qui diffusait un vieux concert de U2. Deux jours auparavant j'avais appris que le groupe était en concert au Stade de France ce week-end. Et buvant mon café, je me fis la réflexion qu'il faudrait que je vois un concert de U2 quand même un jour. Puis je passai à autre chose.

Deux heures plus tard, ma collègue et amie Emily me passe un coup de fil et m'annonce que son boulanger (!!!!) lui a offert trois places pour le concert du soir, et elle m'y invitait. Sous l'effet de la surprise je ne pus répondre que quelques bafouilles jusqu'au moment où mon cerveau me dit qu'on ne répond pas non à une telle invitation.

Quelques heures plus tard nous arrivions au Stade de France sans trop savoir à quoi s'attendre.
C'était la première fois que j'allais au Stade de France, il est assez impressionnant en effet (moins de places que le Ben Hill Griffin Stadium -un peu ma référence en matière de stades- mais plus grand en taille), et au centre du "terrain" se trouvait une structure énorme, une espèce de tétrapode géant, avec en dessous une scène circulaire. Je compris assez rapidement le pourquoi du nom de cette tournée: 360, le concept veut que la scène soit au centre du stade et la foule tout autour.
Oui bon, presque en fait. Mais effectivement, tous les gradins étaient utilisés, en y rajoutant la foule debout au pied de la scène, on devait donc approcher les 100 000 personnes. Le plus gros concert de ma vie donc.

Enfin, "concert" c'est vite dit, car il m'est difficile d'appeler concert un tel événement. Show, grand messe, gros spectacle son et lumière avec U2 au milieu, oui, mais concert, je sais pas. On était quand même assez loin de ce à quoi je suis habitué (mon plus gros concert avant celui-ci était Pink Floyd et ses 40 000 spectateurs dans les années 90, et je trouvais ça déjà assez gros), et cela se ressentait dans l'ambiance. Plus proche de celle d'un match (en même temps on était dans un stade) que d'un concert.
En même temps, c'était à peu près tout le contraire du concert de Nine Inch Nails auquel j'avais assisté quatre jours auparavant. Là où il n'y avait que des fans, on se retrouvait avec une foule bigarrée de 7 à 77 ans -comme on dit- qui allait effectivement du fan hardcore jusqu'à celui qui était un peu là par hasard (moi, mais j'étais loin d'être le seul). Là, où on sentait une proximité entre le groupe et le public, proximité au sens propre et au sens plus émotionnel au Zénith, on se retrouve au Stade de France à devoir voir le groupe sur un écran géant, parce qu'ils ne sont plus que quatre grosses fourmis en train de se déplacer sur cette grosse scène circulaire.
D'ailleurs, regarder un concert assis n'est pas non plus quelque chose qui est dans mes habitudes, et je dois avouer que je ne suis pas fan ; en général, quand je vais assister à un tel événement, c'est la fosse ou rien. Mais bon, j'allais pas faire la fine bouche, surtout que la place qui m'avait été offert valait dans les environs de 150€ (il y a des gens qui paient un tel prix pour un concert ?)

Que dire de plus sinon que j'ai une impression mitigée de la chose, mais si on passe sur le côté plus qu'impersonnel et réglé au millimètre près de la chose, de certaines kitscheries digne des années 80 (j'ai pas encore bien compris le pourquoi de ce faux duplex -car pré-enregistré- avec l'ISS, et le laïus de Bono sur le fait que ce soir il chantait pour Aung San Suu Kyi (et qu'espérait-il ? que la junte birmane lui fiche la paix parce que U2 a chanté pour elle) avec tout un tas de personnes montant sur scène tenant des portraits de celle-ci était limite douteux), du fait que la plupart des chansons récentes du groupe sont insipides, que j'ai toujours un peu de mal avec les gadgets qui doivent coûter des millions et qui ne servent à rien (quelqu'un peut m'expliquer pourquoi l'écran géant descend à un moment pour remonter presque aussitôt ?) ; si on passe sur tous ces côtés, oui j'ai passé une soirée plaisante et les vieilles chansons du groupe sont toujours aussi excellentes (mais malheureusement, je ne les ai pas ressenties de manière différente que si je les avais écoutées sur mon iPod).
Et puis The Edge et Adam Clayton semblaient bien s'amuser, pour Larry Mullen Jr c'était plus difficile à dire, Bono, je sais pas, par moment je le trouve un peu en pilote automatique, genre il a déjà fait ça des centaines de fois et c'est un peu la routine pour lui.
D'ailleurs, j'ai parfois du mal à bien comprendre sa position.
Un jour il vient donner des leçons aux grands de ce monde pour que l'Occident arrête d'exploiter l'Afrique et ce genre de choses, le lendemain, il fait un concert avec des places qui coûtent 150 € et à la fin duquel il remercie Blackberry, Universal et Live Nation...
Bref, je sais pas trop...

Enfin bon, le matin même je me disais qu'un jour il faudrait que je les voie en concert, le souhait se réalisait le soir même (merci encore à Emily), je vois pas que demander de plus...

Pour finir, quelques vidéos piochées sur Youtube:











J'étais plus ou moins en face de la personne ayant filmé la vidéo précédente, j'avais donc une vue similaire...


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