jeudi 18 octobre 2007

Grève et Rupture

Alors demain c'est la grève!

De manière assez surprenante, c'est la première grosse grève en France depuis que je suis rentré au pays (il y a bien eu le CPE, mais c'était surtout un truc d'étudiants... et un étudiant qui fait grève c'est... comment dire.... un peu comme un chômeur qui fait grève...).

J'ai toujours une position mitigée quant aux grèves en France.
Je suis à 100% pour le droit de grève.
Mais j'ai de gros problèmes avec la façon dont il est appliqué en France.
Pour moi, la grève c'est un truc sérieux. Un truc que l'on fait quand la situation est vraiment dans l'impasse et que toutes les négociations et tentatives d'accord ont échoué. Par contre, pour moi, une fois qu'on en arrive à ce stade, tout est permis. Jusqu'à la révolution s'il le faut.
Bref, pour moi la grève est un truc nécessaire, mais pas un truc à prendre à la légère.

Et en France, nous savons tous que c'est tout le contraire. Les syndicats appellent à la grève beaucoup trop systématiquement et facilement. Ce qui à mes yeux dévalorise la chose.

Et dans le cas de demain, je ne sais trop qu'en penser. D'un côté, il est nécessaire de réformer les retraites. Cette réforme passe par les régimes spéciaux. Donc, oui, il faut y toucher. Et le fait que la Gauche soit de nos jours plus conservatrices que la Droite en France me fout un peu les boules.

Maintenant le fait que ce soit le gouvernement actuel qui s'en charge me fait tout aussi peur que les syndicats, car une fois de plus ce sont les classes "travailleuses" qui vont se faire enculer (excusez le terme) et ça fait encore plus mal quand on même moment les classes les plus aisées reçoivent leurs paquets fiscaux et ce genre de choses.

Bref, je ne sais trop que penser de cette grève....
A part pour un truc: demain, un de mes instruments de travail principaux étant le métro, mes cours sont annulés et j'ai un jour de congé non-officiel, et ça je vais pas m'en plaindre...
(sauf pour un petit détail sur lequel je ne m'étendrais pas trop ici)


La rupture maintenant.
Je ne veux pas parler de la poudre aux yeux bonapartiste que le président nous offre depuis le début de son mandat, mais bien de sa rupture amoureuse et de sa séparation d'avec Cécilia.
J'en reviens pas comment tout cela alimente les medias depuis plusieurs jours.
Déjà, il y a des sujets beaucoup plus importants que celui-ci à traiter.
Mais puisqu'il faut le traiter aussi, qu'il le soit après tout (et puis je suis en faveur de tout ce qui pourra mettre Sarkozy dans l'embarras, quelle qu'en soit la nature).
Mais je ne cesse de m'étonner de l'amnésie et/ou la naïveté dont semblent souffrir les Français et leurs medias.
Ils semblent avoir tous oublié que Cécilia était déjà partie il y a quelque temps. Donc que leur couple ne fonctionne plus n'est nullement un scoop.
"Oui, mais elle est revenue" me retorquera-t-on.
Oui, elle est revenue au moment où il était presque devenu officiel que le petit Nicolas allait se porter candidat.
Déjà à l'époque j'avais trouvé ça assez gros et m'étais demandé combien avait-elle été payée pour jouer à la bonne épouse amoureuse et repentante le temps de la campagne, pour repartir une fois l'election rangée aux archives.

Et pourtant personne ne mentionne cela. Tout le monde en parle comme s'il s'agissait d'une première séparation, voire d'une surprise...

Soyons tout de même un peu sérieux...

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