jeudi 28 juillet 2005

Welcome to France

Alors voila, je suis de retour.
Comme chaque fois l’arrivée à Charles de Gaulle est une aventure en soi, mais cette fois j’avais eu le temps de m’y préparer, faisant le voyage a bord d’un avion d’Air France. Mais je serais de mauvaise foi si je critiquais trop Air France ce coup-ci. L’aménagement de leurs avions est enfin du niveau des autres compagnies aériennes, et même le personnel de l’avion était beaucoup plus aimable que par le passé. Toutefois les hôtesses continuent à avoir cet air guindé assez pénible. Je veux dire, même si elles sont plus sympas qu’avant, elles continuent à être distantes, à avoir ce look semblant vous dire « je vaux mieux que vous » et ce genre de choses. Il ne faudrait quand même pas qu’elles oublient que la seule différence entre elles et une serveuse de restaurant c’est que… Non, j’en vois pas vraiment de différence en fait… Mais globalement rien a dire du vol, à part le fait que nous arrivâmes en retard, et qu’au lieu de subir Charles de Gaulle durant une demi-heure seulement, je dus prendre l’avion suivant celui originellement prévu et y rester donc trois heures.

Cet aéroport est toujours égal à lui-même : de tous les aéroports du monde, c’est le seul où j’arrive à perdre mon chemin assez régulièrement en sortant de l’avion. Voici un exemple typique (celui qui m’est arrivé ce mardi-même). Or donc, je sors de l’avion, trois signes (indiquant tous la même direction), un pour la sortie, un pour les correspondances, un pour récupérer les bagages. Jusqu'à présent, rien d’anormal, là où les choses se corsent, c’est qu’au moment d’arriver à l’endroit où l’on récupère les bagages (endroit où l’on n’arrive normalement pas quand on a une correspondance), tout signe indiquant la direction à suivre pour joindre sa correspondance a disparu. Car voyez-vous, Charles de Gaulle est l’un des seuls aéroports du monde (le seul où j’ai mis les pieds en tout cas) où pour joindre sa correspondance, il faut sortir du bâtiment où l’on se trouve, changer la plupart du temps de bâtiment et re-entrer l’aéroport, comme si on n’était pas en correspondance en fait. Personnellement l’un des avantages d’être en correspondance est que justement on ne va pas dans la partie arrivées ou départs de l’aéroport, ce qui fait que les choses sont assez simples, l’on n’a plus qu’à trouver sa porte d’embarquement (à lire cela peut sembler un peu petit bourgeois d’attacher de l’importance à ce genre de détails, mais croyez-moi, après des heures de vol, quand on ne sait plus trop où on est, encore moins quels jour et heure on est, que l’on a pas dormi parfois depuis plus de 20 heures, c’est une toute autre histoire et votre sens des priorités est un peu altéré). Un des autres avantages d’une zone de correspondance séparée du reste, c’est que l’on n’a pas à repasser à travers de multiples contrôles de sécurité. A Charles de Gaulle, si. Mais si vous êtes un parano de la sécurité, ne vous réjouissez pas trop vite, avec les incessantes entrées et sorties que les voyageurs doivent faire, et avec l’architecture générale de l’aéroport, il y a tellement de points d’entrée et de sorties, qu’une personne un peu observatrice et avec l’esprit un peu tordu (qui a dit comme moi ?) remarquera de nombreux passages possibles où la sécurité est des plus anecdotiques. Au point que je m’étonne encore que cet aéroport n’est pas une plaque tournante du terrorisme international (ou alors, c’est que justement il l’est, mais les terroristes préfèrent ne lancer aucune attaque à partir de celui-ci (juste y transiter), car il est une aubaine pour eux, et tout changement dans cet état de fait leur serait nuisible).

Venons-en donc aux contrôles de sécurité. De nos jours, c’est un endroit qui ne rigole plus trop… Pourtant, aux US et en Angleterre, les contrôleurs, qui ne font pas le métier le plus rigolo du monde, ne sont jamais contre discuter un peu, voire échanger deux trois blagues faciles avec les voyageurs quand l’occasion se présente. Pas à Paris…
A Paris, on ne rigole pas (mais il est vrai que ce n’est pas l’apanage des contrôles de sécurité, mais bien des Parisiens en général qui se sentent obligés de faire la gueule le plus souvent possible). Or donc, j’arrive à mon contrôle de sécurité, je demande au type (assez sympa lui) s’il je dois mettre tout objet métallique aux rayons X, ceinture et chaussures comprises, il me dit que oui, et j’obtempère sans problème. Je me retrouve donc devant le détecteur de métal, avec pour seul métal sur moi celui contenu dans mon sang (comme tout autre être humain). Et au moment de passer à travers le détecteur, voila qu’une contrôleuse allant dans la direction opposée à la mienne, me pousse presque pour passer, et bien sûr le détecteur se met a sonner. Elle me regarde, vraiment pas commode et m’ordonne de repasser. Je lui fais remarquer avec amabilité et humour que c’est bien elle qui l’a fait sonner. Quelle erreur de ma part, vouloir être aimable et humoristique, mais qu’est-ce qu’il m’a pris ? Sa réponse fut relativement violente quand elle me rétorqua avec une voix qui ferait trembler Sarkozy que non c’est moi et que j’ai intérêt à repasser vite fait sinon. Bien évidemment, je repasse, et rien ne sonne…

L’anecdote finale du jour fut quand je cherchai un point Wi-Fi pour patienter sur le web, après avoir échoué dans mes recherches, je me rends au bureau des renseignements. Après m’être fait passer devant par une vieille conne (j’étais trop crevé pour lui dire quoique ce soit, contrairement à mes habitudes), l’hôtesse m’informe que les points Wi-Fi sont en salle d’embarquement uniquement. Sauf qu’une fois en salle d’embarquement, ils restèrent introuvables. Des hôtesses d’information incompétentes, c’est pas la première fois que j’en rencontrais en ces lieux, mais en ce qui concerne le Wi-Fi, le mystère reste entier. Charles de Gaulle serait-il le seul aéroport majeur ne disposant pas d’accès Wi-Fi ? Je n’ose y croire… et pourtant….

Je sens que me réadapter au pays va être une expérience des plus cocasses. Au moins je mange bien….

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